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Protéger aujourd’hui pour construire demain : ce que disent les chiffres de l’assurance en 2025

Tribune de Florence Lustman, présidente de France Assureurs, publiée sur LinkedIn le 25 mars 2026.


Ce matin, nous avons présenté le bilan 2025 de l’assurance française : « protéger aujourd’hui pour construire demain ».

Cinq mots qui résument notre vocation.

Notre métier, c’est réparer le monde réel, un nouveau sinistre toutes les deux secondes, et de permettre à chacun de se projeter dans l’avenir, d’investir, de bâtir. Cette complémentarité entre le court et le long terme, c’est l’ADN de l’assurance.

L’assurance vie, moteur de l’économie productive

On connaît l’assurance vie comme produit d’épargne — et elle le reste, brillamment : Près de 200 milliards d’euros de cotisations en 2025, une collecte nette de 51 milliards, la plus élevée depuis quinze ans, et un encours total de 2 107 milliards d’euros.

Mais ce que l’on sait moins, c’est ce que cette épargne finance. Au total les assureurs français placent près de 2 800 milliards d’euros dans l’économie — l’équivalent de 93 % du PIB investis à 80% en zone €. Plus de 850 milliards vont directement aux entreprises françaises : 80 000 entreprises financées sur l’ensemble du territoire, en obligations, en immobilier, en actions. L’assurance vie est aussi le premier vecteur de détention d’actions cotées par les ménages — 458 milliards d’euros, soit quatre fois plus que via le PEA.

Les assureurs sont des investisseurs de long terme au service de la croissance, de l’emploi et de la souveraineté économique française et européenne.

Le dérèglement climatique n’est plus seulement un risque de demain

5,2 milliards d’euros. C’est ce qu’ont coûté les événements naturels en France en 2025. Un chiffre dans la moyenne de la période 2020-2025 — mais très supérieur aux années précédentes.

La grêle à elle seule a représenté 2,2 milliards d’euros de dommages, faisant de 2025 la deuxième année la plus coûteuse depuis le début des mesures en 1984. Les deux tiers des communes françaises ont été touchées.

La sécheresse frôle le milliard d’euros après une année 2024 particulièrement pluvieuse.

Face à cette réalité du dérèglement climatique, les assureurs agissent aussi avec leurs investissements : à fin 2024, 200 milliards d’euros sont placés dans des investissements verts, soit près du double de 2019. 23 % des obligations souveraines vertes françaises sont détenues par le secteur. Ce ne sont pas des discours — ce sont des engagements mesurables.

Les collectivités territoriales : un chantier de long terme.

C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. En 2025, nous avons agi sur deux fronts. À court terme, la cellule CollectivAssur a permis de répondre au besoin d’accompagnement des collectivités. À plus long terme, nous investissons pour promouvoir la culture du risque et de la prévention — un travail de longue haleine avec tout l’écosystème public local.



Protéger aujourd’hui pour construire demain : ce n’est pas un slogan.
C’est une exigence collective.