Publié le Paul Esmein au colloque AJAR : l’assurance au coeur des enjeux d’investissement européens
À l’occasion du colloque annuel de l’AJAR (Association des Juristes d’Assurance et de Réassurance), Paul Esmein, directeur général de France Assureurs, est intervenu lors d’une table ronde consacrée aux stratégies d’investissement en France et en Europe.
Aux côtés de Sandrine Ménard (Direction générale du Trésor), Benoit Grisoni (BoursoBank) et Cecile Blondeau Dallet (CNP Assurances), les échanges ont permis de croiser les regards d’acteurs publics et privés sur les leviers de mobilisation de l’épargne au service du financement de l’économie européenne.
Une large part des échanges a porté sur la question de « l’argent qui dort » et de l’épargne dite improductive.
Paul Esmein a tenu à rappeler que cette notion doit être abordée avec rigueur : même les dépôts sur comptes courants participent au financement de l’économie via le crédit.
Aujourd’hui, l’assurance vie finance massivement l’économie : 63 % des encours sont investis en titres d’entreprises et 24 % en obligations souveraines. Cette capacité à orienter l’épargne des Français vers l’économie productive du pays fait de l’assurance vie un levier majeur au service de la croissance et de la stabilité économique. Ces équilibres ne peuvent être remis en cause facilement.
Sur l’épargne retraite, il a souligné la dynamique du Plan d’Épargne Retraite (PER) :
- Près d’1 million de nouveaux souscripteurs par an ;
- 30 % des souscripteurs d’un PERi ont moins de 40 ans ;
- Les organismes d’assurance représentent 78% des encours du PER.
S’agissant du cadre européen, une attention particulière a été portée à la révision du PEPP.
Paul Esmein a salué les évolutions proposées, tout en insistant sur la nécessité d’une articulation cohérente avec les dispositifs nationaux performants. Il a également alerté sur le risque de distorsion de concurrence si des produits européens moins protecteurs bénéficiaient des mêmes avantages fiscaux.
Cette table ronde a ainsi permis de remettre en perspective les conditions d’une mobilisation efficace de l’épargne, en s’appuyant sur les dispositifs existants et en évitant les raccourcis sur l’« épargne dormante ».







