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Publication du Baromètre prospectif de l’évolution des métiers et des compétences de l’assurance 2026

L’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (OEMA) publie l’édition 2026 de son Baromètre prospectif de l’évolution des métiers et des compétences de l’assurance. Actualisé chaque année, ce travail de référence analyse les grandes transformations à l’œuvre dans le secteur et leurs conséquences sur les métiers, l’emploi et les compétences à l’horizon des cinq prochaines années.

Dans un contexte marqué par l’accélération des innovations technologiques, l’intensification des événements climatiques, les évolutions démographiques, le renforcement des exigences réglementaires et les tensions géopolitiques, le Baromètre met en lumière cinq facteurs majeurs qui façonneront durablement l’activité des assureurs et les besoins en compétences de la profession.

L’intelligence artificielle poursuit sa diffusion dans les entreprises

L’intelligence artificielle demeure le premier facteur de transformation identifié par l’Observatoire. Son adoption progresse rapidement dans les entreprises d’assurance, son utilisation se concentre notamment sur l’analyse de données, la détection de la fraude et l’automatisation de certaines tâches.

Le Baromètre souligne que l’IA transforme davantage le contenu des métiers qu’elle ne supprime les emplois. Son déploiement s’accompagne d’une évolution des organisations, de l’émergence de nouvelles expertises et d’un besoin accru de formation continue. Les enjeux de gouvernance, de contrôle des systèmes d’IA et de préservation des savoir-faire métiers apparaissent comme des priorités pour les entreprises.

L’étude attire également l’attention sur les conséquences possibles pour les jeunes entrants sur le marché du travail, notamment la réduction des tâches d’apprentissage traditionnellement confiées aux profils juniors.

Le changement climatique devient une contrainte structurelle

Les catastrophes climatiques ne constituent plus des événements exceptionnels mais une réalité durable qui transforme en profondeur l’activité assurantielle.

Entre 2020 et 2025, le coût moyen annuel de la sinistralité climatique en France atteint 5,3 milliards d’euros, contre 3,9 milliards d’euros sur la décennie précédente. Cette évolution conduit les assureurs à renforcer leurs capacités d’anticipation, de prévention et de gestion des sinistres de masse.

Le Baromètre souligne la nécessité de développer de nouvelles expertises dans la modélisation des risques climatiques, la prévention, la souscription et la gestion des sinistres. Il met également en évidence l’intégration croissante des enjeux de durabilité dans l’ensemble des métiers de l’assurance ainsi que la poursuite des efforts de décarbonation du secteur.

Le vieillissement démographique redéfinit les besoins de protection

Le vieillissement de la population constitue un autre facteur structurant pour les années à venir. L’allongement de l’espérance de vie, la progression du nombre de personnes âgées et les interrogations relatives à la dépendance, à la santé et à la retraite modifient progressivement les attentes des assurés.

Le Baromètre met en évidence la nécessité d’une approche plus globale de la protection, intégrant assurance vie, santé, prévoyance et accompagnement des parcours de vie. Les métiers liés à la conception des offres, à la gestion des prestations, à la souscription et à la prévention seront particulièrement concernés par ces évolutions.

Cette transformation s’accompagne également d’enjeux internes pour les entreprises, notamment en matière de gestion des effectifs seniors et de transmission des compétences.

La digitalisation renforce les enjeux de conformité et de lutte contre la fraude

La poursuite de la digitalisation du secteur s’inscrit dans un environnement réglementaire de plus en plus exigeant, marqué notamment par l’entrée en application du règlement européen DORA et le déploiement progressif du cadre européen relatif à l’intelligence artificielle.

Les technologies numériques contribuent à améliorer la qualité et l’efficacité des dispositifs de conformité, à automatiser certaines obligations réglementaires et à renforcer les capacités de détection des fraudes.

Le Baromètre souligne l’essor des solutions de « RegTech » ainsi que la nécessité d’une coopération renforcée entre les fonctions conformité, cybersécurité et lutte contre la fraude.

Les tensions géopolitiques s’imposent comme un nouveau facteur de risque

Enfin, l’étude met en lumière la montée des risques géopolitiques dans un contexte international marqué par une multiplication des conflits et des incertitudes économiques.

Si ce facteur concerne plus directement les groupes internationaux, il influence déjà certains segments d’activité tels que l’assurance des chaînes d’approvisionnement, le transport maritime, la réassurance ou encore la couverture des risques cyber.

Les assureurs sont conduits à adapter leurs modèles de tarification, leurs offres et leurs dispositifs d’analyse des risques afin de mieux intégrer ces nouvelles vulnérabilités.

Un outil d’aide à l’anticipation pour la profession

À travers cette nouvelle édition, l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance confirme que les transformations technologiques, climatiques, démographiques, réglementaires et géopolitiques appellent une adaptation continue des organisations, des métiers et des compétences.

Le Baromètre prospectif constitue ainsi un outil d’aide à la décision pour accompagner les entreprises du secteur dans leurs politiques de recrutement, de formation et de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Consulter le Baromètre prospectif de l’évolution des métiers et des compétences de l’assurance 2026 sur le site de l’OEMA