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L’assurance vie en unités de compte en 2025

En 2025, le marché français de l’assurance vie en unités de compte (UC) a drainé 75,1 Md€ de cotisations, soit un montant en hausse de +13,2 % sur un an.

La part des unités de compte dans l’ensemble des cotisations d’assurance vie s’établit à 39,1 % en 2025, en légère hausse par rapport à 2024. Les prestations versées sur les contrats en UC sont en léger repli, à 32,6 Md€ (−1,5 %). La collecte nette en UC de +42,5 Md€ s’établit à son plus haut niveau historique (après +34,3 Md€ en 2022). Dans le même temps, les transferts (arbitrages ou loi Pacte) entre supports euros et UC repartent à la hausse, à hauteur de +2,7 Md€. Au total, les flux nets d’acquisition d’UC à l’actif sont estimés en 2025 à 55,1 Md€1. Ils proviennent principalement de fonds actions et obligataires tandis que l’immobilier connait une nouvelle fois une désaffection pour la 3e année consécutive.


À fin 2025, les provisions mathématiques en UC atteignent 666,4 Md€2, en hausse +13,5 % sur un an. Cette hausse est la résultante de l’ajustement ACAV positif (cf. infra), en lien avec la situation favorable en 2025 sur les marchés boursiers et obligataires, de fait amplifiée par une collecte nette très élevée.

Les placements en représentation des UC financent essentiellement des entreprises.

e sont 567 Md€ de financement aux entreprises, soit près de 83 % de l’encours de placements en UC, qui se décomposent en 372 Md€ en actions, 171 Md€ en obligations et 24 Md€ en immobilier d’entreprises. Une part importante de ces financements est orientée vers les entreprises françaises (252 Md€), principalement en actions (141 Md€) et, dans une moindre mesure, en obligations (92 Md€) et en immobilier (19 Md€).

En 2025, les supports en UC enregistrent une performance globale3 de +5,5 % (après +5,4 % en 2024).

Cette performance positive a été portée par la conjonction d’une bonne année sur la majorité des segments : sur les actions et fonds à allocations d’actifs (+8,1 % et +5,3 % respectivement) ainsi que sur les produits de taux (+2,2 % sur les obligations et les fonds obligataires et +2,0 % sur le monétaire). En revanche, la contribution à la performance des UC immobilières a été négative (−2,9 %). Sur les cinq dernières années, la performance annuelle moyenne des seuls fonds supports d’unités de compte, nette de frais desdits fonds, s’établit à +4,9 %.

Les coûts récurrents des fonds en UC s’établissent à 1,60 % et les frais des contrats en UC à 0,88 %.

La moyenne, pondérée par les encours, des coûts récurrents des fonds a baissé de 2 points de base (pb) à 1,60 % par rapport à 2024. Ce recul est le résultat de multiples effets, à la hausse comme à la baisse (cf. tableaux détaillés en fin de document).

La hausse du taux de frais moyen des fonds immobiliers ou les sorties de fonds à allocation d’actifs contribuent à l’augmentation du taux moyen (respectivement +0,6 pb et +0,8 pb) tandis que la baisse de frais des fonds obligataires ou les nouvelles entrées et réallocations internes sur des fonds actions contribuent négativement (respectivement −1,0 pb et −2,2 pb).

L’augmentation de la part de marché des fonds obligataires (moins chargés que la moyenne) ou la baisse de la part de marché des fonds immobiliers (davantage chargés que la moyenne) contribuent également à la baisse de la statistique globale (respectivement −0,6 pb et −1,0 pb).

Le taux de frais moyen des contrats en UC ressort stable à 0,88 %. Il baisse individuellement pour les deux segments étudiés (i. gestion libre ou sans frais additionnels et ii. gestion sous mandat avec frais supplémentaires) mais le taux global moyen n’est toutefois pas impacté en raison du poids croissant de la gestion sous mandat.


    1 Le différentiel avec la collecte nette et les transferts en affaires directes provient essentiellement des frais prélevés sur les UC de l’assureur, de l’activité des succursales et acceptations et des revenus distribués réinvestis en euros.
    2 Le montant des PM en UC (666,4 Md€) est inférieur au montant des placements en UC (684,5 Md€). En effet, outre les ajustements de couverture de fin d’année, les PM (comme tous les autres éléments techniques) ne reflètent que les affaires directes France tandis que les placements sont relatifs au bilan et peuvent inclure également des affaires en acceptations ou des affaires à l’étranger via des succursales d’entités françaises.
    3 Cette performance est brute des frais des contrats en UC et nette des coûts récurrents des fonds (cf. annexe méthodologique).

    Document à télécharger

    Etude statistique – L’assurance vie en unités de compte en 2025 (PDF)