La « loi pour renforcer la prévention en santé au travail » du 2 août 2021 est une étape importante de franchie pour le décloisonnement de la médecine du travail, et cela ouvre un chemin vers une prévention renforcée.

Les assureurs sont devenus des acteurs clefs du monde de l’entreprise, que ce soit sur les questions de santé au travail, de prévention des risques, de bien-être et de qualité de vie au travail, notamment via l’utilisation des fonds dédiés au Haut Degré de Solidarité (HDS). Grâce à leurs actions qui décloisonnent santé au travail, santé publique et même santé environnementale, l’entreprise devient un « territoire de santé » et les programmes de prévention s’améliorent.

En mettant en avant une logique servicielle, avec des offres concrètes et personnalisées en fonction des caractéristiques de l’entreprise et des conditions de travail des salariés, les assureurs sont devenus des préventeurs à part entière.

Le contrat d’assurance de votre auto, moto, scooter… a été résilié à la suite d’accidents, du non-paiement de la cotisation, d’un contrôle d’alcoolémie positif, etc. Vous ne trouvez pas d’autre assureur qui accepte de vous garantir. Que faire ?

A la suite du refus d’une entreprise d’assurance, vous pouvez faire intervenir le Bureau central de tarification (BCT). Cet organisme a été créé pour permettre à tous les conducteurs de souscrire l’assurance de responsabilité civile automobile qui est obligatoire.

Le rôle du BCT ne concerne pas en revanche les garanties complémentaires telles que, par exemple, l’incendie, le vol, ou la garantie du conducteur.

Saisir le Bureau central de tarification (BCT)

Avant de saisir cet organisme, choisissez l’assureur auprès duquel vous souhaitez vous assurer. Recherchez l’entreprise d’assurance dont le tarif vous est le plus favorable, car c’est sur cette base que le BCT prendra sa décision. Cette décision s’imposera à l’assureur que vous avez désigné pour vous garantir.

Pour saisir le BCT, les étapes sont les suivantes :

  • Demandez à l’assureur de votre choix l’imprimé « proposition d’assurance » se rapportant à votre activité en deux exemplaires. Cet imprimé est également disponible sur le site du BCT, www.bureaucentraldetarification.com.fr. Il peut aussi être demandé au BCT par courrier.
  • Remplissez les deux exemplaires et conservez-en un.
  • Adressez un exemplaire de la proposition d’assurance, par lettre recommandée avec accusé de réception, au siège social ou à la délégation régionale de la société (jamais à une agence ou à un courtier). Joignez également un relevé d’information de votre (ou de vos) ancienne(s) entreprise(s) d’assurance, la photocopie de votre carte grise et de votre permis de conduire.
  • Demandez en même temps à l’entreprise d’assurance un devis d’assurance de responsabilité civile calculé hors taxes pour le BCT.  Ce devis doit préciser le montant de la cotisation, les majorations pour circonstances aggravantes, les réductions ou majorations diverses. L’entreprise d’assurance est tenue de fournir le tarif correspondant à votre situation (article R 250–4 du Code des assurances). N’hésitez pas à la relancer pour l’obtenir car ce tarif est indispensable à l’instruction de votre dossier.
  • En cas de refus ou à défaut d’une réponse dans les quinze jours suivant la réception de la proposition par l’assureur, adressez au BCT par lettre recommandée avec accusé de réception l’exemplaire de la proposition d’assurance que vous avez conservé, l’avis postal de réception signé par l’entreprise d’assurance, le devis établi par l’entreprise d’assurance accompagné de la lettre de refus si cette dernière vous en a envoyé une, la copie de la carte grise, la copie de la décision judiciaire en cas d’alcoolémie et /ou de stupéfiant ou autre événement ayant entraîné la suspension ou l’annulation du permis de conduire, le dernier avis d’échéance de votre contrat d’assurance automobile ainsi qu’un relevé d’informations de votre ou vos ancienne(s) entreprise(s) d’assurance.

Bureau central de tarification
1, rue Jules Lefebvre
75009 Paris
www.bureaucentraldetarification.com.fr

L’intervention du BCT

Le BCT fixe le montant de la cotisation pour lequel l’entreprise d’assurance est tenue de vous assurer pour une durée d’un an à partir du tarif que cette dernière vous a communiqué. L’instruction du dossier dure un ou deux mois.

Dans les dix jours le BCT communique sa décision à vous-même et à l’assureur.

Tribune de Florence Lustman, présidente de France Assureurs, publiée sur LinkedIn.


Le HCAAM a rendu public un rapport qui propose des scénarios d’évolution de l’articulation entre Sécurité sociale et Assurance maladie complémentaire.

Malgré les nombreuses anomalies qui ont jalonné ses travaux, le HCAAM n’a pas corrigé le tir et a persisté dans son approche biaisée. En dépit des protestations de plusieurs de ses membres, il n’a modifié le contenu du rapport final qu’à la marge…sauf pour introduire à la dernière minute un nouveau scénario, le « bouclier sanitaire », jamais discuté lors des sessions de travail.

Ce qu’il faut d’abord retenir c’est que le rapport publié par le HCAAM n’a pas été validé par les membres…du HCAAM. Comble d’incohérence, l’introduction de ce document précise que « (…) ce rapport ne contient pas de propositions, n’engage pas les membres du Haut conseil qui, à aucun moment, n’ont eu à se prononcer collectivement sur l’un ou l’autre des scénarios ».

En d’autres termes, de l’aveu même de son vice-président, le HCAAM signe un rapport qui n’engage pas ses membres. La question est de savoir qui ce rapport engage. Et si ce rapport n’engage personne, pourquoi est-il porté par le HCAAM ? Seule une tentative d’instrumentalisation visant à stigmatiser les complémentaires santé permet de comprendre un tel vice de gouvernance au sein d’une instance dont les positions étaient jusqu’ici établies sur la base du consensus entre ses membres.

Si le scénario du « bouclier sanitaire » a été parachuté dans le rapport sans avoir été discuté entre les membres du HCAAM, c’est évidemment à dessein. Personne ne peut être dupe : le scénario de la « grande Sécu » n’a pas créé la dynamique de soutien espérée par ses promoteurs, mais au contraire a fait naitre un nombre incroyable d’oppositions fortes parmi les parties prenantes au système de santé.  Le « bouclier sanitaire » est donc une façon de revenir par la fenêtre.

Il faut d’ailleurs reconnaitre que la manœuvre est habile : le titre de « bouclier sanitaire » est séduisant et masque surtout la volonté d’étatiser davantage le système de santé. Plafonner les restes à charge des Français à hauteur de leur capacité contributive convoque à la fois l’illusion d’optique et la fausse bonne idée. Illusion d’optique car ce dispositif ne plafonnerait qu’une partie des restes à charge, les dépassements d’honoraires de la médecine libérale n’étant pas pris en compte par ce bouclier sanitaire par exemple tout comme les médecines douces et autres soins non remboursés par la Sécurité sociale. Fausse bonne idée car ce dispositif nécessiterait une logistique de suivi et de gestion des dépenses extrêmement complexe qui alourdirait les coûts de gestion. En somme, une « usine à gaz » coûteuse pour ne résoudre qu’à la marge la question des restes à charge… alors même que ceux-ci sont aujourd’hui les plus bas au sein de l’OCDE !

Après cet hallucinant épisode du rapport HCAAM – qui, en stigmatisant à outrance les complémentaires santé, fait écho à l’adage familier « quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage » –, il est temps de dépasser les débats idéologiques.

Le vrai sujet que nous devons traiter, ce n’est pas tant la répartition périmétrique des rôles entre les acteurs qui financent le système de santé. L’articulation entre Sécurité sociale et Assurance maladie complémentaire est essentielle et précieuse aux yeux de nos concitoyens : il faut renforcer cette complémentarité et non la fragiliser.

Le vrai sujet, ce n’est pas tant le coût de gestion des complémentaires santé, en oubliant du reste ce qu’elles apportent en matière de prévention, de service, d’accompagnement et d’innovation.

Le vrai sujet, c’est la santé des Français. Par conséquent il est temps de parler des défis que notre système de santé doit relever pour que les Français soient en meilleure santé tout au long de leur vie.

Il s’agit donc d’améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble des territoires et de fluidifier les parcours de prise en charge.

Il s’agit donc de répondre mieux aux besoins de prise en charge des dépenses de soins pour certaines populations particulièrement exposées.

Il s’agit donc de rendre la dépense de santé plus efficiente et développer davantage la prévention et l’innovation médicale.

Autant de défis que les complémentaires santé peuvent contribuer à relever en proposant des réponses concrètes. Il est temps, vraiment temps, de rassembler toutes les forces en présence pour travailler ensemble au bénéfice de la santé des Français.

Les propositions de France Assureurs

Confronté à de nombreuses catastrophes d’origine naturelle, l’État français s’est doté d’un arsenal d’outils de prévention et de protection des risques naturels majeurs globalement efficace*.

Cela étant, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des aléas climatiques impose une accélération de la bonne application de ces outils, ainsi que la mise en œuvre de nouveaux.

Issus des retours d’expérience opérationnels de la gestion des sinistres « Cat nat », qui représentent une charge de près de 2 Md€ par an sur les 5 dernières années, les assureurs proposent des actions concrètes pour améliorer la prévention et la protection face aux aléas naturels.

  1. mieux informer et former le citoyen, les entreprises et les élus locaux ;
  2. développer la culture du risque ;
  3. améliorer la connaissance du risque sécheresse qui peut engendrer un phénomène de retrait gonflement des argiles ;
  4. renforcer la résilience du bâti face aux aléas naturels.

* Plans de prévention de risques naturels (PPRn), Plan séismes Antilles, plans communaux de sauvegarde, programmes d’actions pour la prévention des inondations, stratégie nationale de gestion du risque inondation et ses déclinaisons locales, systèmes « vigicrues » et alertes météo, obligation d’étude de sol…

L’Union nationale des organismes complémentaires santé (UNOCAM) et les principales fédérations de complémentaires santé (FNMF, France Assureurs – ex-FFA – et CTIP) dénoncent la prolongation sans concertation de la prise en charge à 100 % des téléconsultations par l’assurance maladie obligatoire « jusqu’à une date fixée par décret au plus tard jusqu’au 31 juillet 2022 ».

Cette mesure du Gouvernement, proposée sans concertation avec les complémentaires santé, est incompréhensible : la LFSS pour 2021 avait au contraire acté un retour au droit commun au 1er janvier 2022, c’est-à-dire un co-financement des téléconsultations entre l’assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé. C’est d’ailleurs ce que recommandait aussi la Cour des comptes. La LFSS pour 2022, tout juste publiée au JO, ne remettait pas en cause ce retour au co-financement. Par conséquent, depuis le 1er janvier, les complémentaires santé remboursent de nouveau le ticket modérateur à leurs assurés.

Les complémentaires santé sont favorables à la téléconsultation, domaine dans lequel elles sont investies de longue date. Elles approuvent également les assouplissements négociés récemment dans la cadre de l’avenant 9 de la convention médicale. Mais rien ne justifie cette prolongation sur le plan technique, puisque les outils sont déjà en place, et notamment les circuits de facturation SESAM-Vitale. Il faut rappeler que depuis le début de la crise sanitaire et jusqu’en juin 2021, même si la prise en charge à 100 % était déjà possible, 1 téléconsultation sur 5 était encore facturée avec un ticket modérateur. Ni les patients ni les professionnels de santé n’avaient, durant cette période, pointé de difficultés particulières.

Le métier des complémentaires santé est de co-financer avec l’assurance maladie obligatoire des prestations de santé ou bien d’en proposer en complément. Elles l’exercent au quotidien à travers la prise en charge a minima du ticket modérateur dans le cadre des contrats responsables qui couvrent 95% des Français. Elles ont aussi construit, comme le prévoit la loi, des solutions de tiers-payant qui sont aujourd’hui à la disposition des professionnels de santé.

De plus, ces modifications incessantes des règles applicables vont être source de confusion pour les assurés et d’insécurité juridique pour tous, en particulier pendant la période transitoire.

Enfin, prolonger cette mesure revient à faire peser exclusivement sur l’assurance maladie obligatoire la téléconsultation alors même que la branche maladie affiche un déficit de près de 30 milliards. 

Pour toutes ces raisons, l’UNOCAM et les trois fédérations appellent le Gouvernement et le Parlement à réexaminer leur position dans le cadre de l’examen du texte afin que les complémentaires santé puissent jouer pleinement leur rôle de co-financeur auprès de leurs assurés.

Dans l’optique de l’élection présidentielle 2022, France Assureurs enrichit sa plateforme présidentielle avec un nouveau livre blanc : « Réussir la transition écologique et renforcer la résilience face aux défis climatiques ».

5 propositions concrètes et ambitieuses y sont présentées par les assureurs.

En France, les coûts des sinistres liés aux évènements naturels augmentent depuis 40 ans, avec une accélération ces dernières années : nous sommes passés d’un coût moyen annuel d’un peu plus d’1 milliard d’euros dans les années 1980 à 4 milliards d’euros d’indemnisation au cours des dernières années, tous périls confondus.

Les experts de France Assureurs, dans une étude exclusive publiée en octobre 2021, estimaient que les coûts liés aux aléas climatiques pourraient doubler au cours des 30 prochaines années en France pour représenter 143 milliards d’euros. Le changement climatique contribuerait pour un peu plus d’un tiers à cette augmentation. Dans le même temps, Assurance Prévention, l’association de France Assureurs dédiée à la prévention, dévoilait les résultats d’une autre étude exclusive sur les Français face aux risques naturels. 74% d’entre eux sont fortement inquiets de leur impact au niveau mondial. S’ils sont conscients du danger de tels risques, les Français ne se considèrent en revanche pas bien préparés.

Face à ce constat, il est urgent d’agir. Les assureurs jouent déjà un majeur rôle dans la prévention et l’indemnisation des sinistres liés au changement climatique. À travers ce livre blanc, France Assureurs entend mettre l’expérience et l’engagement des assureurs au service de la réussite collective de la transition écologique, en présentant 5 solutions concrètes :

  • Etablir une cartographie nationale complète pour chaque risque climatique, et en particulier des zones inondables, intégrant toutes les sources de données existantes, et lancer un programme de recherche ambitieux sur les sécheresses, dont le montant des sinistres pourrait tripler d’ici 2050.
  • Mieux informer et former les citoyens, les entreprises et les élus locaux aux risques climatiques, à travers des actions de sensibilisation mieux ciblées et un partage de l’information plus efficace.
  • Généraliser et améliorer le recours aux outils de prévention existants tels que les Plans communaux et intercommunaux de sauvegarde (PCS) et les Plans de continuité d’activité des entreprises. Aujourd’hui, un peu moins de 12 000 communes disposent de PCS alors que près de 24 000 d’entre elles sont exposées à au moins un risque naturel majeur.
  • Poursuivre la réforme du régime des catastrophes naturelles pour le pérenniser. 
  • Généraliser la pratique du « Say on Climate », à travers un vote annuel consultatif en assemblée générale sur la stratégie climat de chaque entreprise et sa mise en œuvre.

Pour Florence Lustman, présidente de France Assureurs : « Parce qu’ils en supportent une partie du coût financier et sociétal, les assureurs disposent d’une expertise unique en matière de risques climatiques. En protégeant leurs assurés, en réparant les dommages qu’ils subissent et en améliorant leur culture du risque, ils contribuent à la résilience de notre société tout entière. En tant qu’investisseurs de long terme, ils contribuent à la transition vers une économie bas carbone. C’est la raison pour laquelle ils présentent dans ce livre blanc des solutions concrètes, au service de tous nos concitoyens et des générations futures. ».

  • La fédération professionnelle de l’assurance, qui représente 247 sociétés d’assurance, soit 99 % du secteur, adopte un nom d’usage : « France Assureurs ». Ce changement s’accompagne d’une nouvelle identité visuelle et d’un site internet entièrement
    remanié : franceassureurs.fr.
  • L’assurance étant au cœur des enjeux de société, France Assureurs a vocation à alimenter le débat public et sociétal, en particulier à l’approche de l’élection présidentielle : c’est le rôle de la plateforme présidentielle hébergée sur le nouveau site.

Depuis plus d’un an, la Fédération Française de l’Assurance (FFA) se transforme : grâce à un travail de co-construction avec ses membres, elle a adopté une raison d’être « Mobiliser toutes les énergies de l’assurance pour faire avancer la société en confiance ».

Aujourd’hui, la Fédération Française de l’Assurance adopte un nom d’usage pour devenir « France
Assureurs ». Ce nom d’usage, plus lisible et repérable, traduit à la fois ses missions institutionnelles et son rôle auprès du grand public. Il est incarné dans une nouvelle identité visuelle, qui reprend sa raison d’être en signature : « Faire avancer la société en confiance ».

France Assureurs lance un nouveau site internet : franceassureurs.fr. D’un accès simple pour tous les publics, cette vitrine digitale relaye les actions, les propositions et les publications de France Assureurs, utiles pour tous.

Ce nouveau site internet héberge en particulier une plateforme de propositions dans la perspective des élections présidentielle et législative en avril et juin 2022.

Deux livres blancs ont déjà été publiés par France Assureurs sur les trois derniers mois. Le premier traitait de la réforme du système de santé. Le deuxième portait sur le financement de la dépendance. Aujourd’hui même, France Assureurs inaugure cette plateforme présidentielle avec la publication d’un nouveau livre blanc : « Réussir la transition écologique et renforcer la résilience face aux défis climatiques ». En outre, la plateforme accueillera de nombreuses autres propositions sur les sujets les plus divers, de la suppression de la carte verte jusqu’au risque cyber.

Chaque citoyen pourra y lancer des débats, poser ses questions ou encore « liker » les propositions des autres parties prenantes.

« Notre métier d’assureur recouvre trois dimensions : protéger nos concitoyens, financer l’économie réelle tout en étant un employeur de référence », déclare Florence Lustman, présidente de France Assureurs. « Nous voulons porter la voix des assureurs dans tous les grands débats qui traversent la société française : la santé et la dépendance, la relance économique, la nécessaire transition écologique liée au réchauffement climatique. L’assurance n’est pas un monde à part, elle est au cœur du quotidien de nos concitoyens. »

  • France Assureurs, ex-Fédération Française de l’Assurance (FFA), dévoile aujourd’hui sa nouvelle plateforme présidentielle : destinée à tous les publics, elle sera régulièrement alimentée par de nouvelles contributions.
  • France Assureurs inaugure cette plateforme présidentielle avec un nouveau livre blanc : « Réussir la transition écologique et renforcer la résilience face aux défis climatiques ». 5 propositions concrètes et ambitieuses y sont présentées par les assureurs.

La fréquence et l’intensité des catastrophes climatiques augmentent…

En France, les coûts des sinistres liés aux évènements naturels augmentent depuis 40 ans, avec une accélération ces dernières années : nous sommes passés d’un coût moyen annuel d’un peu plus d’1 milliard d’euros dans les années 1980 à 4 milliards d’euros d’indemnisation au cours des dernières années, tous périls confondus.

Les experts de France Assureurs, dans une étude exclusive publiée en octobre 2021, estimaient que les coûts liés aux aléas climatiques pourraient doubler au cours des 30 prochaines années en France pour représenter 143 milliards d’euros. Le changement climatique contribuerait pour un peu plus d’un tiers à cette augmentation.

Face à ce constat, il est urgent d’agir. Les assureurs jouent déjà un majeur rôle dans la prévention et l’indemnisation des sinistres liés au changement climatique. En tant qu’investisseurs institutionnels, ils sont pleinement engagés dans la transition vers une économie durable : leurs investissements verts ont plus que doublé en 3 ans, pour atteindre 113 milliards d’euros à fin 2020. Dans la même dynamique, en assurance vie, les encours des unités de compte vertes, responsables et solidaires, ont également doublé.

…Mais les Français n’y sont pas suffisamment préparés…

Assurance Prévention, l’association de France Assureurs dédiée à la prévention, dévoilait en octobre dernier les résultats d’une autre étude exclusive sur les Français face aux risques naturels. Les Français sont inquiets de l’impact des risques naturels au niveau mondial (74 % fortement inquiets). Ils sont donc conscients du danger mais ne sont en revanche pas bien préparés pour les affronter. En effet, ils sont trop nombreux à ne pas connaître les comportements à adopter en termes de prévention ni les bons réflexes à avoir en cas de catastrophe naturelle.

… Amenant les assureurs à faire cinq propositions concrètes

À travers ce livre blanc, France Assureurs entend mettre l’expérience et l’engagement des assureurs au service de la réussite collective de la transition écologique, en présentant 5 solutions concrètes :

  • Établir une cartographie nationale complète pour chaque risque climatique, et en particulier des zones inondables, intégrant toutes les sources de données existantes, et lancer un programme de recherche ambitieux sur les sécheresses, dont le montant des sinistres pourrait tripler d’ici 2050.
  • Mieux informer et former les citoyens, les entreprises et les élus locaux aux risques climatiques, à travers des actions de sensibilisation mieux ciblées et un partage de l’information plus efficace.
  • Généraliser et améliorer le recours aux outils de prévention existants tels que les Plans communaux et intercommunaux de sauvegarde (PCS) et les Plans de continuité d’activité (PCA) des entreprises. Aujourd’hui, un peu moins de 12 000 communes disposent de PCS alors que près de 24 000 d’entre elles sont exposées à au moins un risque naturel majeur.
  • Poursuivre la réforme du régime des catastrophes naturelles pour le pérenniser. 
  • Généraliser la pratique du « Say on Climate », à travers un vote annuel consultatif en assemblée générale sur l’ensemble des volets ESG qui constituent la durabilité, en complément du vote sur la stratégie climat de l’entreprise et sur sa mise en œuvre.

Pour Florence Lustman, présidente de France Assureurs : « Parce qu’ils en supportent une partie du coût financier et sociétal, les assureurs disposent d’une expertise unique en matière de risques climatiques. En protégeant leurs assurés, en réparant les dommages qu’ils subissent et en améliorant leur culture du risque, ils contribuent à la résilience de notre société tout entière. En tant qu’investisseurs de long terme, ils contribuent à la transition vers une économie bas carbone. C’est la raison pour laquelle ils présentent dans ce livre blanc des solutions concrètes, au service de tous nos concitoyens et des générations futures. ».

Pour retrouver le livre blanc, cliquez ici.

Les cotisations en assurance vie atteignent un niveau jamais observé par le passé pour un mois de novembre : 12,4 milliards d’euros.
À +2,3 milliards d’euros, la collecte nette dépasse le seuil des 2 milliards d’euros pour le 2e mois d’affilée, séquence inédite depuis plus de deux ans.
Avec 130 000 Plans Epargne Retraite (PER) en novembre, il n’y avait jamais eu autant de souscriptions nouvelles sur un mois depuis le lancement de ces plans.

Pour un mois de novembre, les cotisations en assurance vie atteignent un niveau jamais observé…

Les cotisations en assurance vie atteignent un niveau jamais observé par le passé pour un mois de novembre : 12,4 milliards d’euros contre 12,0 milliards d’euros en novembre 2006, précédent record. Cela représente 2,0 milliards d’euros de cotisations de plus qu’en novembre 2020 et 1,3 milliard d’euros de plus qu’en novembre 2019.

Depuis le début de l’année, les cotisations s’établissent à 136,7 milliards d’euros, en hausse de +33,2 milliards d’euros et de +4,0 milliards d’euros par rapport à la même période de 2020 et de 2019 respectivement.

En parallèle, le montant des prestations versées en novembre demeure globalement stable à 10,1 milliards d’euros, que ce soit en comparaison du mois de novembre 2020 ou 2019.

À +2,3 milliards d’euros, la collecte nette – positive tant pour la partie en unités de compte (UC) à +1,5 milliard d’euros que pour la partie en euros à 0,8 milliard d’euros – dépasse le seuil symbolique des 2 milliards d’euros pour le 2e mois d’affilée, séquence qui n’avait pas été observée depuis plus de deux ans (en juin-juillet 2019). Elle est supérieure de +1,9 milliard d’euros par rapport à novembre 2020 et de +1,3 milliard d’euros par rapport à novembre 2019. 

Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève à +21,0 milliards d’euros, en hausse de +24,3 milliards d’euros par rapport à 2020 mais en léger recul par rapport à 2019 (−2,3 milliards d’euros).

À la fin du mois de novembre 2021, les encours des contrats d’assurance atteignent 1 861 milliards d’euros, en hausse de +4 % sur un an.

… tout comme la partie en UC, …

Les cotisations en UC demeurent à un niveau élevé en novembre, à 4,9 milliards d’euros. Ici aussi, elles atteignent un niveau inédit pour un mois de novembre.

La collecte nette en UC s’établit à +1,5 milliard d’euros sur le mois, supérieure de +0,5 milliard d’euros à celle de novembre 2020 et de +0,8 milliard d’euros à celle de novembre 2019.

Depuis le début de l’année, les cotisations en UC atteignent 52,2 milliards d’euros et la collecte nette en UC s’élève à +30,9 milliards d’euros.

La part des UC dans les cotisations s’établit à 39 % sur le mois de novembre et à 38 % depuis le début de l’année (35 % en 2020 et 28 % en 2019).

… bénéficiant d’un nombre record de souscriptions de PER

En novembre, 130 000 Français ont fait la démarche de préparer leur retraite en souscrivant un PER, ce qui représente une hausse de +69 % par rapport au mois de novembre 2020. Depuis le lancement de ces plans en octobre 2019, il n’y avait jamais eu autant de nouveaux assurés par un PER sur un mois.

À 794 millions d’euros, les cotisations sur le mois de novembre affichent également une croissance à deux chiffres (+82 % par rapport à novembre 2020).

À ces chiffres s’ajoutent les transferts d’anciens contrats d’épargne retraite vers un PER. Ces transferts représentent 31 000 assurés pour 607 millions d’euros (+73 % et +67 % respectivement par rapport à novembre 2020).

Au total, la collecte nette des PER s’élève à +714 millions d’euros sur le mois de novembre et à +3,9 milliards d’euros depuis le début de l’année.

À fin novembre, les PER comptent 2,5 millions d’assurés pour un encours de 27,1 milliards d’euros (+149 % sur un an), investi en UC à hauteur de 48%.

Pour Franck LE VALLOIS, directeur général de la Fédération Française de l’Assurance : « L’assurance vie répond à beaucoup de besoins exprimés par les épargnants, et c’est la raison pour laquelle elle est si populaire avec 18 millions de détenteurs et 38 millions de bénéficiaires. D’une durée moyenne de 12 ans, il s’agit du seul produit d’épargne de long terme accessible à tous nos concitoyens, permettant aux assureurs de jouer pleinement leur rôle d’investisseur de long terme en finançant l’économie productive à hauteur de 60 % des 1 861 milliards d’euros d’encours en assurance vie. L’attractivité de l’assurance vie à laquelle les Français sont attachés est un véritable levier économique pour la France. »

Pour la deuxième année consécutive, le réveillon du Nouvel An va se dérouler en pleine crise sanitaire sans pour autant limiter les déplacements des Français. Alors que 39,5 % des Français se disent concernés par la problématique de l’alcool et de la conduite à cette occasion, seuls 37 % d’entre eux ont prévu des dispositions particulières pour le retour.1 

Les associations Prévention Routière et Assurance Prévention se mobilisent pour la 12ème année afin de les inciter à anticiper leur retour de réveillon.

39,5 % des Français sont concernés par l’alcool et la conduite pour le réveillon

L’alcool est toujours l’un des principaux facteurs de mortalité sur la route. Avec 804 personnes tuées dans un accident impliquant un conducteur alcoolisé en 2020, il est en cause dans 31 % des accidents mortels. Cette part est stable depuis 2010 et s’élève à 49 % la nuit.2 Le risque est d’autant plus élevé lors d’événements festifs. Notre baromètre 2021 « Les Français, le réveillon du Nouvel An et l’alcool au volant » indique que pour le réveillon de cette année, 82,7 % des Français vont consommer de l’alcool avec une moyenne de 3,6 verres.

Impactés par presque deux années de crise sanitaire et attentifs aux nouveaux messages de prudence en cette fin d’année 2021, les Français prévoient de moins se déplacer que d’habitude et de moins faire la fête avec des amis. Pour autant, 24,9 % prévoit d’utiliser son véhicule personnel lors de cette soirée. Aussi, ce 31 décembre, 39,5 % des Français seront concernés par la question de l’alcool et de la conduite, que ce soit pour eux-mêmes ou pour leur entourage. Le danger est réel : 23,4 % des Français ont déjà vu un convive du réveillon reprendre le volant dans un état alcoolisé.

Seuls 37 % ont prévu des dispositions particulières pour le retour

L’étude montre que seuls 37 % des Français concernés par l’alcool et la conduite ont prévu des solutions pour rentrer en toute sécurité. 

Leur top 5 pour Bien Rentrer ? Attendre une durée suffisante avant de pouvoir prendre le volant, dormir sur place afin de ne pas avoir à conduire après avoir consommé de l’alcool, désigner un conducteur qui ne boira pas d’alcool au cours de la soirée, limiter sa consommation d’alcool à un verre ou deux au cours de la soirée, tester son niveau d’alcoolémie avec un éthylotest avant de prendre le volant.

32,7 % des Français donnent encore de mauvaises solutions

Parmi les dispositions envisagées, 32,7 % des Français énoncent au moins une « fausse solution » pour éviter les risques liés à l’alcool : attendre une durée suffisante avant de pouvoir prendre le volant, emprunter des petites routes peu fréquentées ou conduire lentement ! La raison : une connaissance toujours parcellaire sur l’alcoolémie et les risques encourus. Par exemple, 1 Français sur 2 ne connaît pas le temps d’élimination de l’alcool (1 à 2 heures par verre d’alcool consommé).

Une campagne pour inciter les Français à #BienRentrer

Cette année encore, les associations Prévention Routière et Assurance Prévention se mobilisent avec la campagne #BienRentrer pour inciter les Français à anticiper leur solution de retour. Les deux partenaires proposent des vidéos pédagogiques et des conseils pratiques sur leurs sites. Un spot de sensibilisation est également diffusé en radio. Enfin, des distributions de flyers et d’éthylotests ont été organisées en décembre sur tout le territoire.

1 Enquête des associations Prévention Routière et Assurance Prévention réalisée en ligne par Moaï, du 19 novembre au 6 décembre 2021, auprès de 1 030 individus constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
2 Bilan de l’accidentalité de l’année 2020 de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

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